Karan Johar

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Le mot « échec » existe-t-il dans le dictionnaire de l’ami « KJo », Karan Johar ? Pas sûr, tant sa carrière multi-facette semble voler de succès en succès depuis le milieu des années 90. Aurait-il trouvé le bon filon, la formule secrète du succès ?

 

D’abord dans l’ombre de son père, Yash Johar, célèbre producteur et fondateur de Dharma Productions, Karan débute en 1995 en tant qu’assistant réalisateur sur Dilwale Dulhania Le Jayenge sous la direction d’Aditya Chopra. Il y joue aussi un petit rôle (il fait partie du groupe d’amis de Raj, le héros) et il assure aussi la création des costumes de Shah Rukh Khan. Karan est passionné par la mode et suit de très près les dernières tendances…

Il cartonne dès son premier film, Kuch Kuch Hota Hai, sorti en 1998, avec le couple mythique SRK/Kajol, et confirme en 2001 avec l’épopée familiale Kabhi Khushi Kabhie Gham... (La Famille Indienne en version française). Ses premiers films bénéficient d’une belle exposition et d’une belle réception en France, des avant-premières sont organisées, et le public s’enthousiasme pour ses acteurs principaux, les chansons et les chorégraphies endiablées assurées par l’experte Farah Khan. La Famille Indienne est d’ailleurs lors de sa sortie un des films les plus chers jamais réalisés : tournage à rallonge à l’étranger, pluie de stars au casting et décors somptueux (un quartier de Delhi complètement reconstitué en studio…)

 

Les films signés Karan Johar (ceux qu’il réalise et/ou écrit et/ou produit via Dharma Productions) ont pour point commun de mettre en scène les plus grandes stars de Bollywood. En plus de SRK que l’on retrouve souvent en tête d’affiche, on peut y retrouver Kajol, Rani Mukerji, Amitabh Bachchan, Hrithik Roshan, Preity Zinta,... On est le plus souvent dans le genre de la comédie mélodramatique (ou romantique) la plus exacerbée. On adore les seconds rôles ou les apparitions spéciales toujours très croustillants. On rigole beaucoup grâce à l’abattage du couple SRK/Kajol, mais on pleure aussi à chaudes larmes... car un drame n’est jamais bien loin. ​​ En 2003, il écrit et produit aussi Kal Ho Naa Ho (de Nikhil Advani) qui est un énorme succès.

En 2004, Karan reprend la direction de Dharma Productions, suite au décès de son père. Il nous propose depuis une flopée de films parmi lesquels on peut notamment retenir Dostana, Agneepath, Yeh Jawaani Hai Deewani, Dear Zindagi, Kalank, Raazi,...

 

A partir de Kabhi Alvida Naa Kehna en 2006, son cinéma devient un peu plus sérieux, plus adulte, et explore d’autres sujets plus actuels, et nous plonge même dans le drame social post-11 septembre avec My Name Is Khan et sa réplique culte : « my name is Khan, and I am not a terrorist ».

En 2012, il revient à ses premières amours, la comédie romantique, avec Student Of The Year, et lance tambour battant les carrières de David Dhawan, Siddarth Malhotra et Alia Bhatt. En 2016, Ae Dil Hai Mushkil remporte aussi un beau succès et renouvelle son casting avec Ranbir Kapoor et Anushka Sharma. Parallèlement, Karan réalise aussi des courts-métrages pour les anthologies Bombay Talkies, Lust Stories et Ghost Stories. On l’aperçoit aussi en tant qu’acteur dans plusieurs films, d’abord dans des caméos, puis dans un rôle majeur dans le Bombay Velvet mis en scène par Anurag Kayshyap en 2015, où il joue le rôle d’un savoureux méchant. Le film rencontre un succès mitigé mais Karan reçoit des critiques élogieuses pour ce rôle plutôt original et savoureux.

 

KJo est aussi très présent sur le petit écran, on le voit souvent en tant que juge comme sur India’s got talent, ou en présentateur complice et indiscret : son talk-show Koffee With Karan voit défiler presque tout le gotha bollywoodien ! On l’a vu aussi plus récemment animer What the love!, et sa dernière production en date, The Fabulous Lives of Bollywood Wives, nous a rendu complètement accro !

 

A croire que Karan Johar a vraiment trouvé la clé du succès et qu’il n’est pas près de la perdre…